ALEXIS LOUTREL Artiste peintre

Email: alexisloutrel@gmail.com

Téléphone: +33 6 75 02 60 73

 

Interview « COTE ROUEN » 8 fevrier 2011

Article paru dans « Côté Rouen » le 8 février 2011

Expo d art à domicile avec Alexis Loutrel

L’artiste peintre rouennais propose des vernissages privés, « clé en main », de ses œuvres.

Apporter l’art à domicile… C’est le concept aussi original qu’innovant imaginé par Alexis Loutrel, un artiste peintre rouennais originaire de Mont-Saint-Aignan, qui a créé sa propre SARL « Cou Lou Cou Lou » afin de développer son activité. « Je m’occupe de tout : j’installe plusieurs de mes tableaux sur bois comme dans une galerie, je prévois divers vins à déguster, j’envoie des invitations avec mes tableaux en photo et fais même la cuisine ! », décrit ce menuisier de formation âgé de 31 ans.

« J’ai organisé mon premier vernissage privé à la demande d’une amie. Grâce au bouche-à-oreille, cette idée me permet désormais d’arrondir mes fins de mois », confie l’artiste qui utilise toutes sortes de techniques pour réaliser ses tableaux sur bois. Peinture acrylique, pastel, marqueur, stylo-feutre, critérium, blanco, etc… viennent s’ajouter sur des fonds entièrement noirs.
Le thème de prédilection d’Alexis Loutrel est « la foule » et sa marque de fabrique : le format panoramique. « Je trouve le monde trop individualiste et impersonnel. Les gens se croisent sans même se prêter attention… J’avais envie de mettre en scène cet anonymat.» Et ça fonctionne plutôt bien pour lui : le nom d’Alexis Loutrel résonne de plus en plus dans le milieu artistique rouennais. Il exposera ainsi ses dernières oeuvres au 73e Salon des artistes indépendants normands de Rouen, qui se déroule, à la Halle aux Toiles, place de la Basse-Vieille-Tour, du 12 au 27 février.
Joseph CANU

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Interview « Abracadabar » Paris 19eme – Avril 2008

« J’adore les gens, ils me fascinent. »
Alexis Loutrel, peintre de 28 ans, vit à Rouen.

Interview Avril 2008 exposition Paris Abracadabar 19eme
Quel est ton parcours ?

J’ai passé un bac STT, puis j’ai fait un an de prépa art appliqué et trois ans de design industriel. Le problème, c’est que je ne me voyait pas dans un bureau à tirer des 3D. Je déteste l’informatique. Et je voulais travailler dehors. Du coup, je suis passé du coq à l’âne… et je suis charpentier depuis 4 ans.

Pourquoi peins tu ?

Depuis ma première année d’art appliqué, je me promène tout le temps avec un carnet de croquis. Au départ, c’était pour améliorer ma technique. Ce sont les croquis qui m’ont fait passé à la peinture.

Comment ça c’est passé?
A la base, j’ai un ami qui fait de la peinture. J’arrêtais pas de le saouler en lui disant qu’il avait de la chance de peindre. Au bout d’un moment, il en a eu marre et m’a dit de m’y mettre. C’est ce que j’ai fait.
Je peins un peu de la même manière que je croque : en une traite. Si le tableau n’est pas réussi, je met une couche de peinture et je recommence. Aujourd’hui, avec l’informatique, les gens prennent une photo avec leur appareil numérique et puis basta. J’ai beaucoup de mal avec tout ça, je préfère le papier.

Pourquoi ne pas essayer d’en vivre ?

Je ne me sens pas assez équilibré pour en faire mon métier. J’aime bien avoir une assise financière… Même si mes activités annexes me prennent beaucoup de temps ! Je fait aussi du mobilier contemporain dans l’atelier où je travaille comme charpentier. Je fabrique surtout des étagères, des tables basses…

Où peins-tu ?
J’aime bien peindre dans les bars : ça rend les gens curieux, ils viennent voir ce que je fais. J’aime ce genre de rencontres.

Qu’est ce qui te donne l’impulsion de commencer un tableau?
En général, c’est spontanée. Je peins des foules de personnes. À un moment, j’aimait bien voyager. Surtout en France : Lyon, Valenciennes, Limoges. Mais aussi plusieurs fois au Maroc, souvent en Espagne, et en Pologne, en Croatie… Pas de très gros voyages, à mon plus grand regret. J’avais le temps de parler avec les gens. Aujourd’hui, les gens sont individualistes. Ils n’ont plus le temps de parler, tout le monde s’oublie, se croise sans s’arrêter. Peindre, c’est une manière de montrer que les choses sont comme ça, même si elles ne changeront jamais. Moi-même, je reconnais que j’ai peu le temps de m’arrêter. C’est paradoxal…

Pourquoi cette fascination pour les foules ?
Les gens. J’adore les gens, ils me fascinent. C’est de l’humanité…

Quelles sont tes influences ?
Les artistes de l’entre deux-guerre comme Braque ou Picasso.

Est ce que tu as déjà exposé ?
Entre 2005 et 2006, plusieurs fois à Rouen. Et en juillet dernier, à Paris dans une petite gallerie du 18ème, Le Voile Bleu. En général, j’arrive à vendre six ou sept tableaux par expo. Ça marche assez bien. Ça me motive un peu : comme je mène une vie dévergondée, je dépense beaucoup… Ça m’évite de faire du boulot au black, de me tuer encore plus le dos (Nldr : il s’est bloqué le dos au boulot la veille de cette interview…).

Quel ingrédient aimerais-tu apporter à la grande marmitte des Artifistes ?

De la menthe.


_interview réalisée par Armelle Loiseau




Article « Paris-Normandie » 04 Aout 2009

alexis pn

Les toiles d'Alexis Loutrel sont présentées au studio de coiffure « Comme à la Maison », 18 rue Damiette, jusqu'au 1er septembre

« L homme des Foules »

ART. Par sa peinture, Alexis Loutrel exprime sa vision de la société. Il expose ses toiles dans un salon de coiffure.

Les foules représentées sur une dizaine de tableaux, tout au plus, ont envahi les murs de cet espace où le cheveu est roi. Jusqu’au 1er septembre, Alexis Loutrel expose ses toiles au salon de coiffure Comme à la maison. « Je dessine des foules parce j’ai toujours eu dix millions d’amis et que je suis croquiste », explique le jeune artiste rouennais.

Après avoir étudié les arts plastiques à Lyon puis le design à Valenciennes (ISD), il est devenu charpentier pour vivre au grand air et apprendre le travail du bois. « Je ne me voyais pas passer ma vie derrière un ordinateur ».

Du coup, il dessine souvent dehors. Dans la rue, sur la plage, à la terrasse des cafés…
« J’essaye de m’arrêter quand la peinture a trouvé son équilibre, avant qu’elle soit trop chargée… La spontanéité, y’a que ça de vrai ! », s’enthousiasme-t-il. Sur les chutes du bois avec lequel il fait ses meubles, avec la pointe de son stylo il gratte la peinture avant qu’elle ne sèche.

Techniques mixtes pour foules complexes, ses « presque gravures » délivrent une vision du monde peu souriante. L’irrémédiable incommunicabilité des foules endormies.
Et parce qu’il peint vite et croit à « l’art démocratique », le prix de ses tableaux commence très bas. Prévoir (néanmoins) 150 euros pour les petits formats et 600 euros pour les plus grands.

Exposition jusqu’au 1er septembre. contact : www.alexisloutrel.com
Salon de coiffure « Comme à la maison », 18, rue Damiette. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 19 h. Le vendredi, jusqu’à 21 h.

Extrait du Paris Normandie du 04 Aout 2009  « Photo du jour »

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